vendredi 24 février 2017

Ils ont des chapeaux ronds, de bonnes galettes et font de la généalogie comme des druides



Ouiiii, Sacrés Ancêtres ! adore la polémique, ça le fait rire. Il a lu avec attention les articles de Rémy Penneg, Sophie Boudarel, Stéphane Cosson et les commentaires. Et dans sa grande mansuétude, légendaire, que dis-je, mythologique, il prend la plume pour vous livrer un petit billet.

Il était une fois, à Lorient, un cordonnier qui épousa une domestique. La domestique de Lorient était originaire d'Auray et le cordonnier... de l'Ariège. Leurs enfants, un garçon et deux filles se marièrent avec une Bretonne du Nord (Valenciennes), un Breton du Sud (Toulon) et un Breton du Centre (Île-de-France). Ainsi, je constate une chose, que Rémy Penneg a raison, les Bretons sont stables. Ils se marient entre eux.
D'ailleurs, mon père est un Breton de l'Extrême-Sud (Borgo di Gaeta, che è una bella città della Bretagna) où l'on parle un patois très local, vous l'aurez compris.

En fait, je ne comprends pas cette polémique autour de cette article. M. Penneg a raison. Sophie, Stéphane, que racontez-vous donc ?!!

En effet, on apprend que les curés sont bavards en Bretagne. On vous donne même (parfois, hein, faut pas déconner), les noms ET prénoms des parents d'un baptisé. Alors que c'est bien connu, chez les Zoulous de Marseille, il n'y a aucun registre. D'ailleurs, je suis allé aux AD des Bouches-du-Rhône il y a peu :
« Bonjour, je voudrais consulter les registres de Marseille.
Ahhhh mon bon monsieur, on vous a pas dit ? On n'a pas de registres ici.
Quoi ? Crottebleu ! Que Dieu me patafiole !!
En fait, je dois vous avouer un truc, mon bon monsieur. Le bâtiment n'abrite aucun document, en fait, on sert juste à décorer le quartier et à créer de l'emploi fictif.
Madame, je suis outré. Des emplois fictifs en plus ? »
C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Pénélope F.
Mais passons.
M. Le Breton a donc raison, CQFD.

En plus, les Bretons sont soudés, plus que les autres. Certains sont même soûlés plus que les autres... Bref, ils forment une communauté forte, alors que la Provence ? le Nord ? Tout ça, ce sont des gens bizarres qui n'ont pas de sentiment d'appartenance. C'est bien connu. D'ailleurs, moi (encore lui... cet égocentrique !!) le Marseillais, je n'ai aucun sentiment d'appartenance, quand bien même j'ai des ancêtres sur Marseille depuis le XIVe siècle... grâce à des registres qui n'existent pas, bien sûr. Et puis, j'ai cette force de me sentir aussi un peu Provençal en général, mais aussi je suis originaire du Dauphiné, du Hainaut, de la Belgique, des Pays-Bas, de l'Italie, de la Haute-Marne, de la Sarthe et même de la Bretagne... mais avec mon nom qui fleure bon la pizza, j'ai peur d'y être regardé de haut...

Et c'est bien connu, la société bretonne est la même qu'autrefois. D'ailleurs je suis allé me recueillir à Auray, chez mes ancêtres et là, que vis-je !! Un tournoi avec Mme la Marquise de Pouët-Pouët et le Baron Le Plouc en spectateurs, pendant que le curé, le vénérable, le révérend Père du Saint-Observatoire-Observantins, monseigneur Le Glou-et-Glou-et-Glou bénissait les pintes des invités les plus illustres. Ainsi, dans une représentation parfaite de la société de classes, je crus apercevoir la reine-mère, mais je ne vis pas sa tête, donc je ne suis sûr de rien...

Bref, tous armés de leurs chapeaux ronds, ils étaient entourés d'un clergé. Car les Bretons sont catholiques.

Alors qu'ailleurs, c'est bien connu, ce sont tous des mécréants... D'ailleurs le Pape a déménagé d'Avignon pour s'installer à Brest. Mais si, j'vous jure ! Ailleurs, les BMS n'existent pas, je vous l'ai démontré. Une fois que la femme a accouché, sur la Canebière, elle sacrifie le cordon ombilical à la Déesse Bouillabaisse. Si, j'ai lu ça dans un livre.

En plus, les Bretons étaient stables, ils ne bougeaient jamais. Faut dire, z'ont pas l'autoroute. D'ailleurs, cette assertion de M. Le Breton est sourcée par les plus grands historiens et anthropologues. Je cite d'ailleurs Claude Lévi-Strauss :
« L'exogamie est une règle de toute société. Sauf chez les Bretons qui, se mariant entre eux sans prohibition de l'inceste font que ce putain de bouquin que je viens d'écrire ne sert à rien. »

C'est donc une vérité universellement reconnu que les Bretons partaient soit en Nouvelle-Zélande, soit restaient au village. Car JAMAIS, je dis bien JAMAIS, un Breton n'ira à Paris, Lille ou Bordeaux. D'ailleurs mon aïeul né à Lorient marié à une Bretonne du Nord (de Valenciennes) est mort en Bretagne du Sud (Marseille).


Sur ce, je vous laisse méditer, chers amis généalogistes. M. Le Breton a raison, entièrement. Simplement son argumentaire manquait du poids que je viens de vous donner. J'espère que vous aurez ainsi compris pourquoi j'ai décidé, de ma demeure bretonne d'Aix-en-Provence, de prendre sa défense.

2 commentaires:

  1. Hilarant cet article ! Vive les généalogistes qui ont de l'humour.

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  2. Vous avez peut-être raison qu'il n'y a pas de Bretons à Paris, surtout avant 1871, car ils y sont quasiment introuvables! Mais j’espère que vous pourrez me rassurer: Est-ce que mes ancêtres que je croyais Alsaciens, sont en fait Bretons? Après tout, la plupart du temps il a fallu leur interpréter les actes qui étaient rédigés en Français! Merci pour le bon fou-rire. Annick H.

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